Sandrine Cauderon-Paulin a frappé fort lors de la toute première édition féminine de l’Open Provence de tennis-fauteuil, organisée à Roquefort-la-Bédoule. Après un duel épique en trois manches face à Charlotte Famin, qui revenait sur le circuit après une pause de plusieurs années, Sandrine s’est imposée 6-7, 6-3, 6-2 et a inscrit son nom en lettres d’or au palmarès. Mais au-delà de la victoire, c’est une véritable fête du tennis-fauteuil féminin et du sport adapté qui a réuni joueuses, bénévoles et passionnés autour d’un événement où performance rime avec engagement et convivialité.
Cette compétition a été largement saluée pour son accueil chaleureux, la qualité de l’organisation portée par Hervé Tassaro, figure emblématique du handisport et ancien coach de l’équipe de France. Le projet ne s’est pas limité à la simple mise en lumière de la performance sportive : en parallèle, des actions de sensibilisation à destination des plus jeunes, comme les Bédoulympiades, ont permis de faire découvrir au public les sports adaptés de manière ludique et inclusive. Cerise sur le gâteau, l’ensemble des frais des joueuses a été pris en charge, ce qui reste exceptionnel pour un tournoi de cette envergure et témoigne d’une vraie volonté de démocratiser le tennis en fauteuil.
Ce bel équilibre entre compétition de haut niveau et valeurs humaines a mis en lumière une discipline en pleine évolution. On attend désormais avec impatience la prochaine édition, dont les promesses s’annoncent aussi fortes que la détermination affichée par Sandrine Cauderon-Paulin, qui à 44 ans, entre passion et défis personnels, incarne parfaitement l’esprit combatif et lumineux du tennis-fauteuil aujourd’hui.
Open Provence : un tremplin majeur pour le tennis-fauteuil féminin
Le tournoi national de Roquefort-la-Bédoule a décidé de faire le pari 100 % féminin, révélant un plateau relevé où l’expérience côtoie la jeunesse. Sandrine Cauderon-Paulin, classée actuellement 5e française, a démontré que la ténacité et la reprise en main de sa carrière peuvent payer fort, notamment en renversant Charlotte Famin, ancienne top 10 mondiale, pourtant de retour après plusieurs années d’absence.
Ce combat opposant deux générations fut un spectacle hypnotique mais aussi un magnifique vecteur de visibilité pour la discipline. Au passage, la prometteuse Cléo Ginterdaele, à peine âgée de 15 ans, a déjà montré qu’elle n’était pas là pour faire de la figuration, décrochant la troisième place du podium. On sent que l’Open Provence peut devenir un rendez-vous incontournable du calendrier handisport en France, où les jeunes talents comme les expertes trouvent à la fois un terrain d’expression et de valeurs partagées.
Un tennis-fauteuil qui gagne en visibilité et en professionnalisme
Organisé par Hervé Tassaro, dont le palmarès affiche le coaching lors des Jeux de Rio 2016, ce tournoi a misé sur une prise en charge complète des joueuses. En 2026, où les enjeux de financements sont encore une bataille, cet angle est particulièrement à souligner : l’intégralité des frais des participantes a été couverte, tandis que le prize money avoisinait les 4 000 euros, récompensant équitablement l’investissement de chacune.
Cette démarche innovante et ambitieuse marque un tournant pour le handisport, offrant aux compétitrices la reconnaissance qu’elles méritent, dans un environnement à la hauteur de leurs performances. L’événement a aussi su convaincre la communauté locale avec des animations et ateliers inclusifs, invitant à mieux comprendre le sport adapté au travers d’activités comme la boccia ou la sarbacane.
Au-delà du sport : un engagement collectif autour de l’Open Provence
L’Open Provence ne se limite pas à un simple tournoi, mais s’inscrit dans une dynamique sociale et éducative forte. Bien avant les premières balles ont été échangées, l’école élémentaire locale a été sensibilisée au handicap, une démarche qui s’est traduite par cet événement appelé Bédoulympiades. Ainsi, enfants et adultes ont pu goûter aux plaisirs du tennis-fauteuil et découvrir l’inclusion autrement.
Il s’agit là d’une véritable victoire sur les préjugés, avec un club de Roquefort-la-Bédoule qui s’illustre, non seulement par ses résultats sportifs, mais aussi par sa capacité à fédérer autour de valeurs essentielles. Ce lien entre performance et ouverture sociale rappelle l’importance de terrains d’expression comme ceux qui promeuvent le tennis-fauteuil ailleurs en France, où l’on voit la même énergie pour accompagner les joueurs dans leur passion et défi quotidien.
À l’issue de cette première édition, l’organisateur Hervé Tassaro ne cache pas son ambition : « Ce n’était que le début, le premier tournoi féminin, mais certainement pas le dernier. » On a beau savoir que le chemin est encore long pour développer pleinement le tennis-fauteuil féminin, le succès de cette rencontre nous rappelle que la détermination conjuguée à une vraie volonté collective peut faire des miracles.
Pour ceux qui souhaitent suivre et soutenir le développement de cette discipline, il est aussi recommandé de découvrir les initiatives dédiées, comme le tournoi de tennis-fauteuil à Guipavas, qui montrent que partout en France l’engouement pour le tennis-fauteuil se confirme, avec à la clé toujours plus de performances et d’histoires humaines inspirantes.