Les fans de Danse avec les Stars voient dâun Ćil inquiet lâarrivĂ©e de Dancing With the Stars : The Next Pro, un spin-off qui promet de dĂ©nicher le prochain danseur professionnel phare de lâĂ©mission. Cette nouvelle initiative, lancĂ©e alors que le concours principal souffle ses 20 bougies, soulĂšve pas mal de questions chez ceux qui ont suivi la compĂ©tition depuis des annĂ©es. Le programme, qui fĂȘte cette annĂ©e sa 35e saison, continue de faire jouer la relĂšve des danseurs pros, mais la maniĂšre dont The Next Pro sâinsĂšre dans cette mĂ©canique dĂ©jĂ bien rodĂ©e laisse craindre un chamboulement trop brutal, voire une remise en cause de la dynamique bien Ă©tablie.
Et câest lĂ que le bĂąt blesse. Beaucoup craignent que le spin-off ne serve quâĂ accĂ©lĂ©rer la rotation des professionnels, dĂ©laissant certains piliers historiques de lâĂ©mission. Lâenjeu nâest pas seulement dans la quĂȘte dâun nouveau talent, mais dans lâĂ©quilibre fragile entre passer un cap gĂ©nĂ©rationnel et perdre lâessence mĂȘme de ce qui a fait le succĂšs de lâĂ©mission : la qualitĂ© de la prĂ©sentation et lâattachement au casting. Alors que la saison 35 sâannonce prometteuse, cette nouvelle saison de The Next Pro, portĂ©e par Robert Irwin et avec Shirley Ballas et Mark Ballas dans le jury, jette une ombre sur la stabilitĂ© attendue.
Les inquiĂ©tudes des fans sâappuient aussi sur des cas prĂ©cis. Certaines figures emblĂ©matiques comme Valentin Chmerkovskiy pourraient bien voir leur avenir sur le parquet compromis, tant le flot de nouveaux talents risque de les pousser Ă la retraite anticipĂ©e. Plus encore, certains pros masculins, en nombre supĂ©rieur ces derniĂšres saisons, sont particuliĂšrement exposĂ©s, notamment Sasha Farber, dont la prĂ©sence en compĂ©tition est devenue sporadique, et Jan Ravnik, dont lâintĂ©gration a fait dĂ©bat.
En parallĂšle, les nouvelles recrues de The Next Pro, comme Rylee Arnold ou Erik Linder, doivent prouver quâelles ne sont pas de simples figurants dans un casting en flux tendu. Si cette Ă©mission a le mĂ©rite de dynamiser le format, elle met aussi en lumiĂšre une autre rĂ©alitĂ© : la pression Ă©norme pour maintenir la place sur le parquet, sous peine de voir son nom disparaĂźtre des crĂ©dits. Cela rappelle un peu les dynamiques compĂ©titives quâon retrouve dans le monde du sport, oĂč le renouvellement est incessant, mais oĂč la constance et la technique restent des valeurs rares et prĂ©cieuses, un Ă©quilibre que le squash connaĂźt bien, et que lâon peut comparer avec les bouleversements observĂ©s dans certaines compĂ©titions rĂ©centes comme la Paris 2024 sports raquette combat.
Une nouvelle saison de Dancing With the Stars : The Next Pro qui fait grincer des dents
Avec la promesse de trouver un danseur pro inĂ©dit pour intĂ©grer la saison 35 de Dancing With the Stars, The Next Pro ambitionne de renouveler le visage des compĂ©titeurs. Pourtant, ce vent de fraĂźcheur inquiĂšte. Pourquoi ? Parce que lâĂ©mission ne se dĂ©barrasse pas seulement dâhabituĂ©s peu performants, mais aussi de professionnels qui ont su tisser un lien fort avec le public. Par exemple, Rylee Arnold, malgrĂ© sa jeunesse, a Ă©copĂ© de critiques sĂ©vĂšres quant Ă sa chorĂ©graphie, et les producteurs ont mĂȘme dĂ» lui demander de se dĂ©passer. Cela montre que le niveau dâexigence est poussĂ© Ă son paroxysme, au risque de fragiliser les plus jeunes qui sont pourtant censĂ©s dynamiser le show.
Du cĂŽtĂ© des expĂ©rimentĂ©s, Valentin Chmerkovskiy, fort de ses trois trophĂ©es Mirroball, pourrait choisir de rĂ©duire son implication ou mettre un terme Ă son cycle, un coup dur pour les fans qui ont suivi ses exploits pendant plus de 20 saisons. Sasha Farber, en chute libre dans les derniĂšres saisons, semble avoir dĂ©jĂ perdu lâattrait des producteurs, qui lui ont prĂ©fĂ©rĂ© des profils plus jeunes et mieux adaptĂ©s aux exigences actuelles.
Par ailleurs, le rĂŽle important confiĂ© Ă des figures comme Mark Ballas ou Shirley Ballas dans le jury soulĂšve aussi la question de lâĂ©quilibre entre innovation et tradition. Si le jury alterne rĂ©guliĂšrement, leur prĂ©sence continue Ă donner un liant essentiel Ă lâĂ©mission, mĂȘme dans cette phase de renouvellement. Pourtant, lâarrivĂ©e surprenante de Jan Ravnik lâan passĂ© et la controverse autour de sa sĂ©lection â directement issu de la tournĂ©e dâEras de Taylor Swift sans passer par la case troupe â nâa pas rassurĂ© les amateurs de danse compĂ©titive. Le risque est bien rĂ©el que ce casting accĂ©lĂ©rĂ© ne devienne un simple produit marketing, au dĂ©triment de la qualitĂ© artistique.
Les risques dâune gĂ©nĂ©ration sacrifiĂ©e au profit du buzz dans lâĂ©mission
Au-delĂ des personnalitĂ©s phares, le vrai enjeu reste la stabilitĂ© du casting et la qualitĂ© du partenariat entre professionnels et cĂ©lĂ©britĂ©s. La multiplication des spin-offs et la surenchĂšre de la nouveautĂ© ne doivent pas faire oublier que la magie tient aussi Ă la cohĂ©sion dâĂ©quipe et Ă la chorĂ©graphie bien maĂźtrisĂ©e.
Le traitement rĂ©servĂ© aux pros masculins, plus nombreux en plateau, est un indicateur fort de la pression exercĂ©e. Certains, comme Gleb Savchenko, ont subi un retour de bĂąton aprĂšs des controverses personnelles, et leur maintien dĂ©pend dĂ©sormais plus de la stratĂ©gie de production que de leurs compĂ©tences. Lâindividualisme nĂ©faste Ă la dynamique du groupe risque de tourner en dĂ©faveur dâune Ă©mission qui se veut toujours plus spectaculaire.
Les interrogations autour de la pĂ©rennitĂ© dâEmma Slater, lâune des rares pros fĂ©minines ĂągĂ©es encore actives, illustrent bien ce dilemme : malgrĂ© une victoire historique et une belle longĂ©vitĂ©, son positionnement face Ă un panel de cĂ©lĂ©britĂ©s souvent moins compĂ©titives soulĂšve le doute sur la capacitĂ© du format Ă valoriser les talents de lâancien monde dans une perspective actuelle.
Cela fait Ă©cho Ă ce que lâon observe dans certaines autres disciplines, comme dans la rĂ©cente rĂ©forme de lâATP en tennis qui a soulevĂ© une controverse majeure sur le traitement des joueurs plus anciens au profit de la jeunesse et du spectacle rĂ©forme double ATP controverse. LâĂ©quilibre entre spectacle et respect des artistes demeure une ligne fragile Ă ne pas franchir aveuglĂ©ment.